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Architecte de Charleroi : Auguste Cador

 

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Orientation bibliographique sur ce sujet

Cador, J'adore / Bioul, Anne-Catherine ; Mairiaux, Michel. Charleroi : Espace Environnement, 2016. 50 p.
Charleroi : d'Arthur Rimbaud à Jean Nouvel / Culot, Maurice ; Pirlet, Lola. Edition : AAM Editions, 2015. 382 p.

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Auguste Cador occupait une place marquante dans le monde carolorégien et dans la sphère de l’architecture. Sa longue carrière et sa riche production va marquer le territoire de Charleroi et de sa région dans la seconde moitié du XIXième siècle. Auteur de nombreuses constructions civiles et religieuses, sa réputation d’architecte s’étend au-delà des frontières régionales ; il réalise des constructions jusque dans les régions de Maubeuge et de Nancy. 

Eden-Théâtre

Sa production peut être répartie en trois périodes. La première, allant jusqu’environ 1847, est néoclassique. La seconde époque correspond à la période où il fut architecte communal de Charleroi, à partir de 1854. L’apogée de sa carrière a lieu vers 1873 : après avoir été architecte communal pendant près de 20 ans, Cador, plus libre de ses choix, signe les plans de plusieurs grandes constructions, et se consacre aux constructions privées. Avec le temps, son style passe du néoclassicisme à l’éclectisme ; il puise dans toutes les époques divers éléments architecturaux qu’il met en œuvre dans ses plans. Lors de certaines restaurations, il agit de la même manière que Viollet-le-Duc, en accentuant certains volumes, en ajoutant à des bâtiments certains éléments qui n’ont jamais été présents sur ces édifices (porche, ferronneries…). Durant toute sa carrière, Cador ne cesse de s’attacher à transformer et embellir le centre de Charleroi.

Biographie 

Augustin-Joseph Cador, connu sous le nom d'Auguste Cador, est né à Charleroi le 27 octobre 1822. Il est le fils d’Augustin-Joseph Cador, fabricant d’étoffes, et de Marie-Catherine Lebrun.

Il débute sa carrière aux usines de la Providence, et acquiert rapidement une certaine renommée. Le développement commercial de la région le pousse à l'étude d’infrastructures industrielles ; il est chargé de la construction ou de la transformation de nombreux établissements : usines, verreries, glaceries, laminoirs et charbonnages.

En 1847, il devient architecte-adjoint de Jean Kuypers, architecte de la ville de Charleroi. En 1854, il est nommé architecte de la ville de Charleroi suite au décès de Kuypers en janvier de cette année ; il occupera ce poste jusqu’en 1873.

Il épouse Juliette Dubois le 25 septembre 1856. Le couple aura cinq enfants, mais connaîtra le décès prématuré de plusieurs d’entre eux (Camille-Jules (1858-1876), Juliette-Augustine (1862-1863), Jules-Octave (1872-1878)). En 1865 naît son fils, Auguste, qui deviendra lui aussi architecte ; il est également connu comme écrivain dialectal. La famille habite dans un premier temps dans le nouveau quartier de la gare, et déménage par après vers la rue de l’Industrie, au numéro 8.

Auguste perd son frère Louis fin juillet 1880. Louis Cador était depuis peu directeur d’une fabrique de briques à Lobbes ; il trouve la mort dans l'explosion d'une locomotive utilisée au sein de l’établissement. En août de la même année, c’est son épouse Juliette qui décède, à l’âge de 50 ans.

Plusieurs fois décoré (médailles pour actes de courage, pour services rendus,…), il est fait Chevalier de l’Ordre de Léopold en 1880. Il figure parmi les fondateurs de l’Ecole industrielle, où il occupa pendant longtemps une chaire de professeur.

En 1882, Emilia, sa nièce, fille de Joséphine Cador et Dominique Lambilliotte, épouse l’architecte Emile Devreux, qui deviendra bourgmestre de Charleroi en 1904.

Auguste Cador décède à Charleroi le 30 mai 1904, à l’âge de 82 ans. Il est inhumé au cimetière de Marcinelle.

Cador, architecte de la Ville de Charleroi

En 1854, Auguste Cador est nommé architecte de la ville de Charleroi, en remplacement de son confrère Jean Kuypers, décédé. Il occupera ce poste jusqu’à sa démission, en 1873.

Le Parc communal de Charleroi. Détail carte postale ancienne, Edition Marcovici

En juin 1854, il s’occupe de la décoration de la salle de banquet lors de la visite du roi Léopold. Pour accueillir les souverains, il fait ériger un arc de triomphe monumental en bois, atteignant les toits des maisons voisines, à l'entrée de la rue de la Station (place Buisset).

Il démissionne de son poste d’architecte communal en 1873. Son projet de création d’un parc au centre-ville, en collaboration avec l’architecte paysagiste J. Duquesne, est revu par les autorités : le parc est amputé d’un tiers de sa superficie, soit un hectare, afin de permettre la création de nouveaux quartiers. C’est sans doute cette intervention des autorités qui est la cause de sa démission en tant qu’architecte de Charleroi. Le parc sera néanmoins bien aménagé sur les anciens remparts, et prendra plus tard le nom de Parc Astrid.

Cador, urbaniste

Cador est l’un des premiers à s’associer au mouvement souhaitant la disparition des fortifications de Charleroi afin de permettre à la ville, à l’étroit dans les remparts, de s’étendre. Il collabore activement à la transformation, à l’embellissement et à la modernisation de Charleroi. C’est lui notamment qui avait indiqué les grands traits du réseau de tramways carolorégien. Il se penche sur la question de la distribution des eaux alimentaires et la gestion des eaux industrielles, et propose un projet de distribution d’eau pour la ville de Charleroi et sa banlieue.

A l’étroit dans ses fortifications et devant faire face à une augmentation importante de sa population, Charleroi pense à son développement depuis 1841 déjà. Plusieurs architectes se sont penchés sur la question en proposant divers plans d’agrandissement de la ville. En 1862, Cador présente son schéma de développement, annexant une partie du territoire de Marcinelle. Son plan aurait permis à Charleroi d’accueillir sur son territoire diverses industries et d’atteindre les 30.000 habitants. Les fortifications sont toutefois toujours présentes, même s’il est question de les démanteler dans un futur proche. Cador propose de développer sur le territoire annexé de Marcinelle, actuel quartier de la Villette, une zone destinée à accueillir des industries. Cette zone industrielle aboutit à son extrémité est sur une cité ouvrière ; une autre cité se situe sur le côté nord. Cador donne de nouvelles infrastructures à la Ville-Basse : entre le cours naturel de la Sambre et le canal de dérivation, il propose d’ériger un théâtre, un abattoir et un marché couvert près d’un nouveau square. Il propose d’agrandir l’hôpital situé sur le côté nord de la place de la Digue. Une nouvelle gare est à bâtir, plus vers le sud, et les voies ferrées devraient être surélevées afin notamment de supprimer les passages à niveau et ainsi faciliter la circulation vers le nouveau quartier. Son plan de développement de Charleroi restera à l’état de projet, n’ayant pas obtenu l’agrément des communes voisines, et l’Etat ne souhaitant pas déplacer les voies ferrées plus au sud ; il présentera un second plan en 1872.

Après la démantèlement de la forteresse, commencé en 1869, Cador doit pallier le manque de logements à Charleroi, qui fait face à une forte poussée démographique. Les fortifications disparues, Charleroi récupère des dizaines d’hectares de terrains vierges. Cador va réaliser de nombreux bâtiments aux quatre coins de la cité. Ailleurs dans la région, plusieurs quartiers connaissant également un important accroissement de leur population ; Cador signe les plans de nouvelles églises à ériger dans des quartiers ouvriers :

Eglise Saint-Joseph à Jumet-Houbois
  • Saint-Eloi à Charleroi-Nord (1875)
  • Saint-Joseph à Jumet-Houbois (1878-1880). Les plans initiaux prévoyaient deux travées supplémentaires, ainsi qu’une tour et deux tourelles, qui ne seront finalement pas réalisées afin de diminuer les coûts de construction. A l’origine, ce lieu de culte aurait dû quelque peu ressembler à l’église de Jumet-Gohyssart.

Vers 1880, Charleroi cherche à donner une nouvelle affectation à l’ancien Couvent des Capucins, un temps transformé en Hôtel de Ville et en Collège, et laissé vide depuis le transfert de ces deux institutions à la Ville-Haute. L’architecte Vandenbroeck est le premier à proposer en 1881 la construction d’un passage couvert sur l’emplacement du Couvent. Le 19 mars 1884, Cador propose également d’ériger sur l’ancien Couvent une Bourse de commerce avec galerie couverte, et la création d’une place au carrefour des rues du Collège et de Marchienne. En 1887, il propose un autre projet : outre un bureau de police, un jardin public serait créé, et des locaux pour les Associations industrielles aménagés dans le Couvent. En 1890, c’est finalement le projet du « Passage de la Bourse » des architectes Legraive et Moriaux qui est retenu.

En collaboration avec l’architecte paysagiste J. Duquesne, Cador dessine les plans du Parc Communal sur l’emplacement des anciennes fortifications ; il est inauguré en 1883. La même année, il propose la construction d’un marché couvert ; en 1886, la construction d’un « Bazar Central » boulevard Audent et d’un « Hangar » sur la Place du Manège. En 1891, il projette la construction d’un passage couvert Boulevard Audent. Tous ces projets lui seront refusés.
Cador, philanthrope

Cador fut Président de la Société des Sauveteurs de la Sambre, œuvre philanthropique fondée en 1877. Cette société de bienfaisance, dont la devise était « Secourir le prochain », fournissait des soins médicaux, des médicaments, des indemnisations en cas de maladie, des subsides aux familles de défunts pour les aider à organiser les funérailles. Cador en est le président durant plus de 20 ans.

Cador, architecte civil

Ancien Collège du Sacré-Coeur. Détail carte postale ancienne, Editeur inconnu

Cador dessine les plans de nombreuses constructions civiles à Charleroi, mais également dans sa périphérie, notamment :

  • La Maison communale de Seneffe (1860), dans un style néo-classique, et disposant d’une salle pour la Justice de Paix ;
  • Il serait l’auteur de la maison communale de Leernes (1862) ;
  • Un Hospice pour vieillards à Fleurus (1867, détruit en 1973) ;
  • L’Hôpital de Châtelet (1868) ;
  • Les bâtiments de l’actuel Athénée Royal de Fleurus (1870-1871) ;
  • L’abattoir de Charleroi (1878, détruit en 1958), situé à Bosquetville, dans le quadrilatère formé par les actuelles rues de Montigny, de la Croix-Rouge, du Boulevard Tirou, et d’une autre rue, disparue lors des travaux de construction du ring. L’implantation de l’abattoir va entrainer l’urbanisation du quartier, et l’installation de nombreux commerces à proximité ;
  • L’ancien Collège des Jésuites (1878-79) ;
  • Le Musée Archéologique de Charleroi (1879, détruit en 1989), au bas du boulevard Jacques Bertrand. Ruiné par les dégâts miniers, ce bâtiment ferme ses portes en 1954 ;
  • Des bâtiments scolaires à Châtelet, Seneffe, Pont-à-Celles, Bois-d'Haine, Fleurus, Leernes, Seloignes, Obaix,… ;
  • A Châtelet, l'éclairage est concédé à Cador ;
  • Il serait également l’architecte d’un bâtiment voisin de l’Eden, sur la rue de France, actuel Centre d’Action Laïque ;
  • A la fin du XIXième, il conçoit les projets d’école de natation de Charleroi, derrière l’ancienne prison (non réalisé).

Cador, architecte bourgeois

Reconnu dans le monde bourgeois, Cador est sollicité pour ériger de riches demeures de maître. Le long des nouveaux boulevards dans le centre, Cador dessine les plans de nombreuses commandes privées et érige de beaux hôtels de maître et autres demeures particulières. Sensible à la sauvegarde du patrimoine, il mène également différents projets de restauration.

Hôtel de maître de Paul François, actuelle Maison Georges Lemaître
  • En 1869, l’industriel Clément Bivort fait appel à lui pour restaurer dans un esprit néo-médiéval l’ancien château de Fontaine-l’Evêque, en piteux état, afin d’en faire sa demeure de campagne ;
  • En 1881, il édifie pour sa fille Marie-Camille et son époux Gustave Desgain, important industriel verrier à Lodelinsart, le « château Cador-Desgain » à Dampremy, dans le bas de la chaussée de Bruxelles (n°103). La construction de style néo-renaissance avait à l'époque la réputation d'avoir coûté autant que l'église de Dampremy, ce qui fut source de tension entre Desgain et son beau-père ;
  • En 1882, Paul François fait appel à lui pour son hôtel de maître situé sur les nouveaux boulevards (actuelle Maison Georges Lemaître, boulevard Devreux, 6) ;
  • Il met au goût du jour la façade de la maison natale de Charles Dupret (rue Charles Dupret, 13) ;
  • Il construit pour son compte deux maisons, sur le quai Paul Verlaine (ancien quai de Flandre).

Cador, protecteur du patrimoine et passionné d’archéologie

Passionné par l’archéologie et le patrimoine local, il devient en 1862 membre correspondant du Hainaut de la Commission Royale des Monuments. Il figure parmi l'un des membres fondateurs de la « Société paléontologique et archéologique de l'arrondissement administratif de Charleroi », fondée le 27 novembre 1863, actuelle « Société royale d'archéologie, d'histoire et de paléontologie de Charleroi ». Cador mène de nombreux travaux ; il écrit des études sur les découvertes archéologiques et fouilles dans la région et publie ses recherches ; on lui doit notamment un rapport sur la fouille en 1863 du Tumulus de Marcinelle.

Auguste Cador dirige la restauration de lieux de culte anciens :

Eglise Saint-Martin à Marcinelle
  • L’Eglise Saint-Martin de Marcinelle (1874), en y transformant plusieurs éléments ; l’architecte Dufour fera disparaître certaines modifications de Cador lors de la restauration de l’édifice en 1923. A la toute fin du XIXième, Cador milite pour la sauvegarde de cet édifice, menacé de destruction car jugé trop petit pour accueillir les fidèles ;
  • L’Eglise Saint-Christophe de Charleroi (1863). Il fait appel à des pierres bleues extraites des carrières d’Ecaussinnes pour remplacer la pierre calcaire de la façade de l’église ;
  • L'Eglise Saint-Laurent de Couillet (1865), en y ajoutant notamment un petit porche. Il effectue d’autres transformations, qui seront supprimées par l’architecte Brigode lors de la restauration de l’édifice vers 1950 ;
  • Il effectue quelques remaniements à l’Eglise Saint-Victor de Fleurus en 1870 ;
  • Il dirige la restauration du Beffroi de Gembloux (entre 1887 et 1896).

Cador, propriétaire de l’Eden-Théâtre

En 1868, Cador érige pour le compte de Robert Anciaux L’ « Alcazar Carolorégien », au coin de la rue Pater et du Quai Paul Verlaine. En 1883, Cador projette la construction d’un « Grand Théâtre », de style monumental. Cador s’inspire pour son projet de théâtre de trois théâtres modernes : le Vaudeville à Paris, le Parc et le Théâtre des Galeries à Bruxelles ; la salle pourrait accueillir 1.200 personnes assises. En contrepartie de la construction de ce « Théâtre de Charleroi », il demande une protection temporaire contre la concurrence à la ville.

Eden-Théâtre. Détail carte postale ancienne, Editeur inconnu

Auguste Cador revoit cependant ses plans, et se propose d’ériger une salle plus modeste, L’ « Eden-Théâtre », au coin du boulevard Jacques Bertrand et de la rue de France. Il complètera la structure en y ajoutant un café.

L’Eden-Théâtre lors de son inauguration en 1885 a ceci d’exceptionnel : il s’agit du premier véritable théâtre de Charleroi bâti en matériaux durables. Si Cador en est l’architecte, il en est également l’exploitant ; il œuvre ici pour son compte personnel. Révolutionnaire pour l'époque, l’éclairage électrique est imaginé par Julien Dulait, fondateur de « Electricité et Hydraulique », futurs ACEC.

Devenu propriété de la Province du Hainaut, la salle tombe peu à peu en désuétude dans les années 1950, et le lieu est finalement transformé en établissement scolaire. Au début des années 90, l’école est transférée à Montignies-sur-Sambre. Grâce à la Maison de la Culture, l'Eden retrouve son affectation originelle ; d'importants travaux de restauration sont entrepris, et l'Eden restauré réouvre officiellement ses portes le 23 septembre 1997.




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