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Le Parc Bivort

 

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Le Parc Bivort
A l’origine du parc, le maître-verrier Henry-Joseph Bivort, propriétaire des Verreries Bennert & Bivort, qui se fait ériger vers 1870 un château au cœur d’un parc de sept hectares. - Lire la suite...

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A l’origine du Parc Bivort actuel, Henry-Joseph Bivort. Ce maître-verrier, propriétaire des Verreries Bennert & Bivort, se fait ériger vers 1870 un château patronal au cœur d’un parc de sept hectares dans le quartier de la Bruhaute à Jumet. Si le château, laissé à l’abandon, est démoli en 1988, le parc conserve toujours aujourd’hui sa splendeur d’antan, et est l’un des plus beaux parcs de la région. Le patronyme des Bivort est intimement lié à l’histoire industrielle de Charleroi ; les Bivort avaient de nombreux intérêts économiques dans la région, et plus particulièrement dans le quartier de Jumet-Gohyssart.

Les Verreries Bennert & Bivort

Né à Jumet le 20 juillet 1809, Henry-Joseph Bivort s’associe en 1845 à Auguste Bennert pour fonder les « Verreries Bennert & Bivort », dans le quartier de la Coupe à Jumet (côté sud de la rue Ledoux). Cet établissement succède aux anciennes Verreries Houtart. Spécialisées dans un premier temps dans la production de verre plat, les Verreries Bennert & Bivort produisent également par la suite des bouteilles.

Les Verreries Bennert & Bivort au XIXième siècle (in La Belgique industrielle, lithographie de Canelle)

Le temps passant, l’établissement va s’étendre et se moderniser, suivant les perfectionnements de l’industrie verrière. En 1877, Auguste Bennert se retire de l’affaire ; Henry-Joseph Bivort en devient le seul propriétaire.

Le décès en 1880 de Henry-Joseph place son fils Joseph Bivort à la tête de l’entreprise. En 1886, lors des émeutes ouvrières de mars, les usines sont visitées par les grévistes. Plusieurs verreries de la région sont mises à sac et incendiées. Les bâtiments, fours et magasins des Bivort sont en partie épargnés.

Au début du XXième siècle, la Verrerie Bennert & Bivort occupe un millier d’ouvriers, et ses différentes infrastructures couvrent près de sept hectares en plein centre de Jumet. Trois millions de mètres carrés de verre sont produits annuellement. La renommée de l’établissement, qui exporte aux quatre coins du monde, dépasse largement les frontières.

La Verrerie Bennert & Bivort est la dernière du pays à abandonner le procédé traditionnel du soufflage à la bouche du verre à vitre. Le 30 septembre 1930, les derniers canons sont soufflés à Jumet ; l’activité se concentre désormais sur la production de bouteilles.

En 1963, l’établissement, comptant parmi les trois verreries les plus importantes en matière de fabrication de bouteilles, est intégré dans une nouvelle structure, les « Bouteilleries Belges Réunies ». Il est par la suite cédé à Verlipack, et ferme définitivement ses portes en 1997. La fermeture de ces installations marque définitivement la fin du travail du verre à Jumet.

Le Château et le Parc Bivort

Château de la Bruhaute dans le parc Bivort (détail carte postale ancienne, Edition Pierre Hosdain)

Henry-Joseph Bivort fait ériger à partir de 1868 un château patronal agrémenté d’un beau parc, à quelques centaines de mètres au nord-ouest de ses verreries. Le « Château de la Bruhaute », du nom du quartier, est construit dans un style identique à celui d’un autre château patronal érigé à Dampremy (« Château Passelecq », ancienne maison communale de Dampremy).

Le site choisi pour édifier son habitation possède déjà à l’époque quelques richesses naturelles, bien que laissé à l’état de friche ; plusieurs arbres remarquables se dressent sur le terrain de sept hectares, plantés bien avant la construction du château. Bivort transforme le site en un magnifique parc à l’anglaise ; il décide de conserver certains arbres remarquables, fait planter des essences rares et exotiques, et augmente le nombre de plantations. La présence de nombreuses espèces exotiques au sein du parc sont le reflet de l’esprit collectionneur du XIXième siècle et d’une certaine mentalité « nouveau riche ». Nombre de ces arbres sont aujourd’hui centenaires et répertoriés comme remarquables, notamment un magnifique thuya géant en forme de candélabre.

Château de la Bruhaute dans le parc Bivort (détail carte postale ancienne, Edition H.L-J.)

Henry-Joseph Bivort fait aménager deux étangs, alimentés par le ruisseau des Rosaires qui traversait alors le parc. Ces étangs sont les derniers vestiges des marais qui autrefois parsemaient le quartier de la Bruhaute. Des statues en béton provenant des ateliers de la firme Blaton-Aubert, moulages de statues antiques, sont disposées le long des chemins qui parcourent le parc. Des représentations de Flore et du gladiateur Borghèse ornaient, notamment, le domaine.

Une grande drève est tracée donnant accès à la rue Wattelar ; une cinquantaine de marronniers sont plantés vers 1870, bordant l’allée jusqu’aux grilles du parc. Bien que le château soit plus proche de l’actuelle rue Joseph Bivort que de la rue Maximilien Wattelar, l’entrée principale du domaine est située rue Wattelar vu l’étroitesse à l’époque de la rue Bivort (anciennement ruelle Vilatte, elle fut élargie par la suite et aménagée de pavés pour faciliter le passage des convois de charbon en provenance du puits Saint-Louis des Charbonnages du Centre de Jumet, situé à proximité). Rue Maximilien Wattelar, la grille d’accès à la propriété est ornée d’un fronton renseignant les initiales du maître verrier (H-J B) ainsi que l’année 1870. L’ensemble de la propriété est ceinturé par un mur continu en brique.

Le parc Bivort actuel

L’auteur des plans du parc est malheureusement inconnu ; peut-être s’agit-il de l’architecte paysagiste carolorégien Joseph Duquenne et de Louis Fuchs, auxquels eu recourt quelques années auparavant le frère d’Henry-Joseph, l’industriel charbonnier Clément Bivort, qui avait fait aménager le parc de l’ancien château seigneurial de Fontaine-l’Evêque.

En 1880, à la mort de Henry-Joseph, le domaine passe aux mains de son fils Joseph (1854-1902). A son propre décès en 1902, sa veuve se trouve dans l'obligation de se séparer de la propriété pour sortir de l’indivision ; elle cède alors le château et le parc à la « Société des Charbonnages du Centre de Jumet », qui acquiert les lieux afin d’y loger ses directeurs-gérants. S’y succèdent de 1902 à 1974 Arthur Sevrin, Victor Tilman et Lucien Decamp.

En 1967, la Société des Charbonnages du Centre de Jumet cesse ses activités et met en vente ses biens. Lors de la liquidation, l'Etat belge devient en 1974 propriétaire du parc et du château, et les cède à la commune de Jumet pour le franc symbolique.

Le parc Bivort actuel

En 1976, le parc s'ouvre au public. Le château reste cependant vide d'occupation, et se détériore rapidement. Devant faire face à des difficultés administratives, la commune de Jumet ne valorise pas directement la bâtisse. Laissé à l’abandon durant plusieurs années, le bâtiment finit par se dégrader fortement, victime de manque d’entretien, mais également de vandalisme et de pillage.

En mai 1988, le Ministère des Travaux publics décide finalement d’abattre la demeure ; le plus petit des deux étangs, situé dans la prolongation est de l’étang principal, est comblé avec les déblais du château. Certaines dépendances sont conservées et existent toujours aujourd’hui, côté rue Joseph Bivort.

En 2008, l’allée majestueuse de marronniers a dû être remplacée par une nouvelle plantation ; les grilles du parc sont intégralement restaurées quelques années plus tard.

Le parc est aujourd’hui propriété de la Région wallonne, et est géré par le Service Public de Wallonie qui s’attache à lui rendre son lustre d’antan. Un nouveau mobilier, des plantations, la remise en état du plan d’eau et des anciennes grilles d’entrée sont envisagés dans un programme de rénovation établi sur plusieurs années. Le tracé du parc, l’un des plus beaux de Charleroi, reste aujourd’hui identique à celui que connurent les Bivort.

Parc Bivort
Rue Joseph Bivort, Rue Maximilien Wattelar
6040 Charleroi (Jumet)
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