contact contact rss rss a propos de ce site site non officiel - à propos de cette initiative privée a la recherche de documents sur Charleroi A la recherche de documents sur Charleroi
Titre charleroi-decouverte.be 


Page : Page principale » Histoire des rues de Charleroi » Boulevard Pierre Mayence

Boulevard Pierre Mayence

 

Suivez le site sur Facebook !

Suivez également le site sur Facebook, pour prendre connaissance des derniers sujets postés, et bien plus !

Orientation bibliographique sur ce sujet

Monographie des rues de Charleroi : Histoire locale / Everard, Jean. Charleroi : Imprimerie Collins, 1959. 223 p.
Charnoy-village à Charleroi-métropole (De) / Hasquin, René-Pierre. Bruxelles : Labor, 1969. 382 p.
Charleroi d'hier et d'aujourd'hui / Mac Kay, Philippe. Charleroi : Nouvelle Gazette, 1996. [sans collation]
Charleroi, ville d'architectures : Du temps des forteresses aux années folles, 1666 - 1940 / Pouleur, Jean-Alexandre / Bioul, Anne-Catherine / Dauchot, Alain. Charleroi : Espace Environnement 1992. 112 p.

Contenu multimédia supplémentaire



Localisation


Derniers éléments ajoutés

Les deux tours du Château de la Torre
Le Château de la Torre se situait dans le coeur de Mont-sur-Marchienne. Il fut presque totalement démoli dans les années 1940 par un promoteur immobilier... - Lire la suite...

Charleroi en images, 1900-1945
En quelques clichés, Charleroi en cartes postales et images anciennes - Lire la suite...

Architecte de Charleroi : Auguste Cador
Auguste Cador est le grand architecte du XIXième à Charleroi. Sa longue carrière et sa riche production va marquer le territoire de Charleroi et de sa région. Mais Cador fut également le concepteur et propriétaire de l'Eden-Théâtre. - Lire la suite...

Marguerite, Marie et Jeanne, sorcières de Monceau
De 1592 à 1671, au moins six exécutions sur le bûcher eurent lieu à Monceau pour faits de sorcellerie. Parmi les victimes, Marguerite, Marie et Jeanne, présumées sorcières. - Lire la suite...

Les deux Zoé Drion
Au début du XIXième siècle, deux cousines éloignées, Zoé Louise et Zoé Pauline, voient le jour dans la région de Charleroi. L’une d’elle eut l’honneur d’avoir un boulevard baptisé de son nom. - Lire la suite...

Ligne du temps - Evolution d'une ville
Une ligne du temps renseignant quelques dates clés du développement de Charleroi. - Lire la suite...


Histoire du lieu...

Ancien « Boulevard Extérieur » et « Boulevard de l’Est », l’artère fut tracée vers 1880 sur les terrains libérés des anciennes fortifications. Le 3 octobre 1898, les autorités communales décidèrent de lui donner le nom de « Boulevard Pierre Mayence », en hommage à ce notable carolorégien.

L'ancienne Caserne de Gendarmerie (détail carte postale ancienne, éditeur inconnu)

Pierre Mayence naquit à Charleroi le 3 octobre 1779 et y demeura toute sa vie. Rentier, fils d'un bourgeois de la ville, Pierre Mayence s’impliqua fortement dans la vie quotidienne de sa cité: il fut notamment président du Bureau de Bienfaisance de Charleroi, marguillier de la paroisse, et président de la Fabrique d'église de la Ville-Haute. Ses dons permirent d’édifier une nouvelle chapelle pour abriter Notre-Dame au Rempart (actuelle Eglise de la Dormition). Il décède en célibat à Charleroi le 18 janvier 1867, rue de Bruxelles (rue Neuve), à l'âge de 87 ans ; il désigne le Bureau de Bienfaisance de la ville comme légataire de sa fortune.

La partie sud du Boulevard Pierre Mayence est bordée entre autres par les bâtiments de l’Athénée depuis 1887 ; l’ancien Collège communal promu au rang d’athénée en 1881 prend alors possession de ses nouveaux locaux.

Un peu plus au nord se situent des annexes de la Caserne Trésignies, érigées avant 1940. La Police locale de Charleroi y avait ses bureaux jusqu’en 2014.

Le haut du boulevard Mayence, et l'ancien hôpital civil en arrière plan

Au nord-est du Boulevard se situe l’ancienne Caserne de Cavalerie, connue sous le nom de Caserne Defeld. Erigée en 1887, la caserne est flanquée d’un porche d’entrée aux allures de château moyenâgeux, avec ses tours et tourelles crénelées. Lors de la construction, durant des travaux de terrassements, un cimetière gallo-romain est mis à jour ; des urnes destinées à recueillir les cendres des défunts, des fibules, des pièces de monnaie, des soucoupes, des cruches, des tessons, une bague chevalière sont notamment découverts.

Les gendarmes qui sont installés dans la caserne sont rejoints ultérieurement par un régiment d’artillerie. En 1914, la 15ième brigade mixte s’y trouve ; elle quitte Charleroi le 3 août 1914 pour se porter en direction de Liège afin de contrer l’envahisseur allemand. Les 61, 62 et 63ème Batteries d’Artillerie y sont intégrées, sous le commandement du Major Defeld, qui donnera son nom au lieu.

Plaque commémorative aux fusillés

Durant la première guerre mondiale, des patriotes sont exécutés dans l’enceinte de la caserne. Un « Mémorial aux fusillés » y est inauguré en juillet 1922. Un cortège composé de plus de cent sociétés de prisonniers politiques, déportés, invalides et combattants partent de la Gare de Charleroi-Sud pour rejoindre la caserne. Une plaque commémorative y est dévoilée, à quelques mètres de la cour où 17 belges et français furent fusillés pendant la première guerre. Les allemands ordonnent l’enlèvement du mémorial durant la seconde guerre mondiale ; il est néanmoins replacé après la Libération.

Dans l'entre-deux-guerres, les terrains non encore bâtis du boulevard se bordent de belles maisons, érigées selon les plans d'architectes régionaux reconnus, notamment Marcel Depelsenaire et Léon Coton.

La nuit du 17 au 18 août 1944, en représailles à l'assassinat par la Résistance du bourgmestre rexiste de Charleroi Oswald Englebin, des rexistes massacrent 19 notables de la région, hommes et femmes, dans les caves d'une maison de Courcelles. Au lendemain de la guerre se déroule le procès des responsables de la « tuerie de Courcelles ». Le 10 novembre 1947 à l'aube, 27 rexistes ayant pris part au massacre sont fusillés dans l'enclos de tir de la Caserne de Gendarmerie de Charleroi.

Léon Coton, architecte. Détail du n°78 du boulevard Mayence

Le Boulevard Mayence fut un temps présenti pour accueillir l'Institut du Verre ; c'est finalement sur la Plaine des Manoeuvres que l'Institut fut érigé.

Les différentes cavaleries de la gendarmerie belge sont centralisées après la seconde guerre mondiale dans différents groupes mobiles ; la Caserne Defeld accueille celui de Charleroi. A travers le pays, les différentes unités de cavalerie sont néanmoins progressivement supprimées, jusqu'à aboutir finalement à leur centralisation à Bruxelles en 1986.

En 1999, la compagnie « Charleroi/Danses » investit les anciennes écuries de la gendarmerie ; une nouvelle salle de spectacle naît à Charleroi : Les Écuries.

Le nouvel Hôtel de Police de Charleroi

En 2001, la réforme des polices démantèle la Gendarmerie. Les anciens gendarmes rejoignent leurs collègues policiers au sein du commissariat de Charleroi, installé dans les annexes de l’ancienne Caserne Trésignies, plus au sud sur le boulevard Pierre Mayence. Ces locaux se font cependant vieillissants, et décision est prise d’ériger un nouveau commissariat.  

Après de longues discussions et recours, le porche de la Caserne Defeld est finalement rasé en 2012 ; au centre des bâtiments de l’ancienne caserne, désormais ouverts sur le boulevard Mayence, est érigé le nouveau commissariat de la Police de Charleroi, tour de 75 mètres de haut dessinée par l’architecte Jean Nouvel, et inaugurée le 14 novembre 2014. D'anciennes galeries souterraines de la forteresse hollandaises sont mises à jour lors des travaux de construction.

Dans la foulée, le centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles Charleroi/Danses repense également ses installations, toujours en collaboration avec Jean Nouvel. Une nouvelle entrée, trois nouveaux studios, six logements et une terrasse sont notamment aménagés sur le site.




A travers le temps...
Slide

Charleroi, 1696

Localisation sur le plan en relief de Charleroi - Musée des Plans-Reliefs, dépôt au Palais des Beaux-Arts de Lille.

Slide

Charleroi, 1769

Localisation sur la carte de Ferraris - Bibliothèque royale de Belgique ©.

Slide

Charleroi, environs de 1850

Localisation sur le plan cadastral "Popp", dressé entre 1842 et 1879 par Philippe-Christian Popp - Bibliothèque royale de Belgique ©.

Slide

Charleroi, 1930

Localisation sur un plan édité pour le centenaire de la Belgique, publié dans l'ouvrage Charleroi : Guide illustré (Le grand centre industriel belge) / Comité officiel d'initiative - Charleroi. Edition : Delacre, 1930.

Slide

Charleroi, aujourd'hui

Localisation sur un plan actuel (OpenStreetMap) - Données cartographiques © les contributeurs d’OpenStreetMap, CC BY-SA.


Vous disposez d'informations complémentaires sur ce sujet ?
Partagez les !

Auriol



Sun September 25, 2016
new comment

Bonjour,
Où pourrais je trouver l'histoire des 17 fusillés: origine (Français ou Belge)activité (résistant) date du décès, etc...
Merci par avance pour votre aide.
Cordialement.
J. Claude Auriol.

  • Tous les champs doivent être complétés. Votre adresse e-mail ne sera pas publiée ;
  • Les commentaires ne sont publiés qu'après avoir été validés par le modérateur du site; un délai de quelques heures est donc parfois nécessaire avant que votre commentaire n'apparaisse sur le site. Les commentaires qui ne seront pas publiés seront définitivement supprimés.
  • Seuls les commentaires à valeur ajoutée seront publiés ; aucun commentaire à caractère discriminatoire ne sera publié.

 

Contact | A propos de ce site | Tous les sujets | A la recherche de documents... | Portail non-officiel sur Charleroi |© www.charleroi-decouverte.be 2007 - .... | Version 5
Licence Creative Commons
Charleroi Découverte! est mis à disposition selon les termes de la
licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 Belgique.