contact contact rss rss a propos de ce site site non officiel - à propos de cette initiative privée a la recherche de documents sur Charleroi A la recherche de documents sur Charleroi
Titre charleroi-decouverte.be 


Page : Page principale » Histoire des rues de Charleroi » Rue du Pénitent (Marcinelle)

Rue du Pénitent (Marcinelle)

 

Suivez le site sur Facebook !

Suivez également le site sur Facebook, pour prendre connaissance des derniers sujets postés, et bien plus !

Orientation bibliographique sur ce sujet

Information actuellement non disponible

Contenu multimédia supplémentaire

Pas de contenu supplémentaire


Localisation


Derniers éléments ajoutés

Le Parc Bivort
A l’origine du parc, le maître-verrier Henry-Joseph Bivort, propriétaire des Verreries Bennert & Bivort, qui se fait ériger vers 1870 un château au cœur d’un parc de sept hectares. - Lire la suite...

Les deux tours du Château de la Torre
Le Château de la Torre se situait dans le coeur de Mont-sur-Marchienne. Il fut presque totalement démoli dans les années 1940 par un promoteur immobilier... - Lire la suite...

Charleroi en images, 1900-1945
En quelques clichés, Charleroi en cartes postales et images anciennes - Lire la suite...

Architecte de Charleroi : Auguste Cador
Auguste Cador est le grand architecte du XIXième à Charleroi. Sa longue carrière et sa riche production va marquer le territoire de Charleroi et de sa région. Mais Cador fut également le concepteur et propriétaire de l'Eden-Théâtre. - Lire la suite...

Marguerite, Marie et Jeanne, sorcières de Monceau
De 1592 à 1671, au moins six exécutions sur le bûcher eurent lieu à Monceau pour faits de sorcellerie. Parmi les victimes, Marguerite, Marie et Jeanne, présumées sorcières. - Lire la suite...

Les deux Zoé Drion
Au début du XIXième siècle, deux cousines éloignées, Zoé Louise et Zoé Pauline, voient le jour dans la région de Charleroi. L’une d’elle eut l’honneur d’avoir un boulevard baptisé de son nom. - Lire la suite...


Histoire du lieu...

Dans le quartier du XII à Marcinelle se situe la rue du Pénitent, petite artère ne comptant que quelques habitations. Il ne faut voir dans cette dénomination aucune connotation religieuse, mais bien une référence au passé houiller de la région.

Au XVIIième siècle, les mineurs s’éclairaient dans les galeries grâce à des chandelles fixées à leur chapeau de cuir au moyen d’argile. Au XVIIIième apparaissent les premières lampes à huile, mais la flamme n’est pas encore entourée d’une protection. Dans les deux cas, des embrasements de grisou n’étaient pas rares…

Le pénitent des mines avait pour mission de descendre dans les galeries avant la descente des autres mineurs. Il était couvert de vêtements en cuir mouillé, le visage protégé par un masque ; il s'avançait en rampant dans les galeries infestées de grisou, se faisant précéder d'une longue perche au bout de laquelle était fixée une torche enflammée. Son rôle était d'aller enflammer les petites poches de grisou avant qu'il n'y en ait trop accumulé à l'intérieur des galeries, et ainsi assurer la sécurité des lieux avant la descente des autres mineurs. Le pénitent peut facilement devenir la victime de cette opération risquée...

Dans « Les Indes noires », Jules Verne consacra en 1877 un passage sur le rôle du pénitent :

« On l’appelait ainsi parce qu’il portait une grande robe de moine. (…) A cette époque, on n’avait d’autre moyen de détruire le mauvais gaz qu’en le décomposant par de petites explosions, avant que sa légèreté l’eût amassé en trop grandes quantités dans les hauteurs des galeries. C’est pourquoi le pénitent, la face masquée, la tête encapuchonnée dans son épaisse cagoule, tout le corps étroitement serré dans sa robe de bure, allait en rampant sur le sol. Il respirait dans les basses couches, dont l’air était pur, et, de sa main droite, il promenait, en l’élevant au-dessus de sa tête, une torche enflammée. Lorsque le grisou se trouvait répandu dans l’air de manière à former un mélange détonant, l’explosion se produisait sans être funeste, et, en renouvelant souvent cette opération, on parvenait à prévenir les catastrophes. Quelquefois, le pénitent, frappé d’un coup de grisou, mourait à la peine. Un autre le remplaçait. »

La rue du Pénitent rend hommage à ces hommes, au coeur d'un quartier qui fut par le passé bordé par plusieurs puits de mine (Bois du Cazier, Marcinelle XII, Charbonnage du Cerisier).





Vous disposez d'informations complémentaires sur ce sujet ?
Partagez les !

  • Tous les champs doivent être complétés. Votre adresse e-mail ne sera pas publiée ;
  • Les commentaires ne sont publiés qu'après avoir été validés par le modérateur du site; un délai de quelques heures est donc parfois nécessaire avant que votre commentaire n'apparaisse sur le site. Les commentaires qui ne seront pas publiés seront définitivement supprimés.
  • Seuls les commentaires à valeur ajoutée seront publiés ; aucun commentaire à caractère discriminatoire ne sera publié.

 

Contact | A propos de ce site | Tous les sujets | A la recherche de documents... | Portail non-officiel sur Charleroi |© www.charleroi-decouverte.be 2007 - .... | Version 5
Licence Creative Commons
Charleroi Découverte! est mis à disposition selon les termes de la
licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.0 Belgique.